Hairspray : arrachez vous plutôt les cheveux!
9 septembre 2007
HairSpray, film américain de je ne sais quel looser,
avec Christopher Walken, Michelle Pfeiffer, Queen Latifah, John Travolta et une petite grosse très moche.
Site Officiel.
Ce film est une catastrophe! Au début des années 1960, à Baltimore, Tracy, une grosse vache adolescente avec une surcharge pondérale très peu esthétique, mentalement attardée, est accro à une émission TV musicale débile (une espèce de salut les copains à la con). Son rêve : intégrer l’équipe de danseurs et gagner le titre de Miss Hairspray (un concours de danse organisé par une marque de laque pour les cheveux).
Sur fond de “aux USA, tout le monde a droit à sa chance”, on mélange torchons et serviettes, on nous balance une lutte pour l’égalité et le droit à la différence. Ce qui fait que la petite grosse récupère la cause noire (et oui, à l’époque, on ne mélangeait pas blancs et noirs) et que c’est d’une mièvrerie ultime.
Outre la musique joyeuse mais vite ennuyante (twist, madison, vieux rock, soul), ce qui est consternant dans ce film et qui m’a le plus choqué, c’est que la petite dinde danse très très mal! C’est bien beau de vouloir donner des leçons de politique (l’égalite blancs/noirs, droit à la différence), mais la médiocrité et la nullité ne peuvent pas être encouragés…
On peut faire beaucoup de chose grâce à la volonté, à la sueur et à la chance, mais quand on est mal foutue, conne, et qu’on danse mal, être gentille ne suffit pas! Alors, oui, le droit à la différence, c’est bien, oui, il faut sortir des critères habituels de Hollywood, mais, à part cette petite mégère, tous les autres acteurs/actrices sont vraiment dans la droite ligne du style hollywood (minces et plutôt grands), il aurait fallu jouer le jeu jusqu’au bout.
Le réalisateur, un ancien chorégraphe, nous a pondu une bien mauvaise comédie musicale. Et si c’était au moins une idée originale! Mais non, c’est une adaptation d’une comédie musicale de Broadway elle même adaptée d’un film qui a moins de 20 ans (plus d’infos ici)! Le but était sans doute de faire que chose de drôle, de léger, d’amusant… En fait, c’est lourdingue à souhait.
Christopher Walken, qui fait de plus en plus dans le décalé, est décevant, Travolta, grimé en grosse femelle hippopotame (la mère de la petite baleine), est dégueulasse à souhait. Seule Michelle Pfeiffer, dans son rôle de bourgeoise salope (ou salope bourgeoise) retient un peu l’attention.
Enfin bon, à l’époque où la TV est reine, et où les jeunes rêvent de devenir footballeurs ou de passer à la TV (Star Ac’, Loft Story, “je suis comme ça, je ne changerai pas”), ça ne m’étonne pas que cette daube plaise…
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